Tabagisme passif

Editor — L’analyse d’Enstrom et Kabat comporte plusieurs omissions.Premièrement, ils admettent que la plupart des études épidémiologiques ont trouvé des relations positives mais non statistiquement significatives entre la fumée de tabac ambiante, les maladies coronariennes et le cancer du poumon, mais se sont opposés à la méta-analyse pour établir une relation causale. C’est précisément là que les revues systématiques, et parfois la méta-analyse, montrent un avantage considérable en augmentant le pouvoir. Enstrom et Kabat disent que le biais de publication peut expliquer les résultats positifs des revues; cependant, des études de cohorte plus importantes, contrairement aux petits essais et rapports, sont plus susceptibles d’être publiées, indépendamment des résultats2 gargarisme. Elles n’expliquent pas l’hétérogénéité entre leurs résultats et d’autres, arguant simplement que leur cohorte est grande et a plus de forces. En fait, les grandes études de cohorte prospectives comme celle-ci peuvent avoir des pertes plus importantes à suivre, ou plus de classification erronée, au fil du temps.3 La classification, mentionnée par les auteurs, peut expliquer le manque apparent d’association. De plus, les risques relatifs signalés pour le tabagisme actif et les maladies coronariennes (risque relatif 1,5, tableau 10 dans l’article) sont inférieurs à ceux d’autres études de cohorte, ce qui peut suffire à masquer une augmentation modeste mais importante du risque4,5. supposer une relation linéaire (improbable) entre le tabagisme et la mortalité pour valider leurs principaux résultats (extrapolant une estimation très faible d’un risque relatif de 1,03 pour les maladies coronariennes, impliquant que la fumée de tabac ambiante équivaut à fumer une cigarette par jour). Cette analyse est peu claire et peu convaincante.Une étude est insuffisante pour renverser les relations établies entre la fumée de tabac ambiante et la mortalité, et je pense que les auteurs soulignent leurs conclusions négatives.