L’étude n’a pas été conçue pour tester l’hypothèse

L’étude PROBIT est une grande randomisée étude contrôlée visant à réduire les infections gastro-intestinales infantiles en favorisant l’allaitement maternel. Les résultats secondaires incluaient l’eczéma atopique et l’asthme.1 Cependant, le document récent a été rédigé comme si le but principal de l’étude était de tester l’association entre l’allaitement maternel prolongé et exclusif et l’asthme et l’allergie.2 Quand aucune différence statistique n’a été trouvée, les auteurs ont conclu que l’allaitement maternel n’a aucun effet sur ces résultats. Cette conclusion ne peut être tirée de ce plan d’étude et ne peut pas être étendue à différentes populations. L’analyse a posteriori, avec des classes d’allaitement groupées, est plus adaptée au but de l’article, mais elle a des limites méthodologiques et interprétatives, telles que la confusion. L’intervention a encouragé l’allaitement exclusif et prolongé chez les femmes qui souhaitaient allaiter rebond. Cette approche peut uniquement tester si la durée de l’allaitement ou l’exclusion des allergènes dans les premiers mois de la vie réduit le risque d’asthme et d’allergie chez les enfants de mères qui souhaitent allaiter.Il ne peut pas étudier les différences dans les taux d’asthme et d’allergie résultant de la décision d’allaiter ou de l’effet direct du colostrum ou de la peau sur la peau. Les résultats ne peuvent être facilement extrapolés aux populations présentant des taux plus élevés d’asthme et d’allergie. La prévalence de l’allergie était faible et l’histoire de l’atopie de la famille (parents et frères et sœurs) était de 5% par rapport à 80% (sans les frères et sœurs) en Nouvelle-Zélande.3 Les intervalles de confiance larges suggèrent que et les variables prédictives peuvent ne pas avoir été incluses dans le modèle multivarié. Des préoccupations majeures existent quant à la qualité du test de piqûre cutanée, la seule mesure objective de l’atopie utilisée. L’allaitement peut ne pas protéger contre l’asthme et l’allergie, mais cette étude ne peut pas prouver cette hypothèse. Au contraire, il montre que dans une population biélorusse, la promotion de l’allaitement chez les femmes qui souhaitent allaiter ne modifie pas le risque d’asthme et d’allergie à 6,5 ans.