L’économie mondiale est en perte de vitesse alors que Sears Canada est obligé de fermer 60 magasins et de licencier des milliers de travailleurs

D’autres signes d’un effondrement imminent des marchés de détail émergent, cette fois au Canada. Selon de nouveaux rapports, le géant des grands magasins Sears prévoit fermer 60 magasins à travers le Canada, éliminant près de 3 000 emplois dans le processus et mettant l’entreprise sur la voie de la faillite.

Sears Canada a annoncé dans un communiqué de presse qu’elle avait récemment déposé une demande de protection contre les créanciers en vertu de la loi canadienne squelettique. Alors que la société prévoit de réduire massivement et restructurer elle-même, avec l’espoir de réapparaître finalement sous un nouveau modèle d’entreprise, elle a beaucoup de dettes à traiter en premier.

Une partie du plan de restructuration de la société consiste à obtenir 340,1 millions de dollars (450 millions de dollars canadiens) auprès de ses prêteurs à terme et de prêts adossés à des actifs pour le financement de débiteur-exploitant. Wells Fargo Capital Finance Corporation et GACP Finance Co., LLC agiront ensemble comme agents administratifs pour aider Sears à atteindre cet objectif.

Entre-temps, 20 magasins Sears, 15 magasins Sears Home, 10 magasins Sears Outlet et 14 magasins Sears Hometown seront fermés. Des milliers d’employés de ces magasins perdront évidemment leur emploi, tout comme de nombreux employés qui travaillent au siège social de l’entreprise à Toronto.

«Après cinq années de pertes d’exploitation et de flux de trésorerie négatifs, le détaillant canadien a déclaré dans un communiqué du 13 juin que« l’encaisse et les flux de trésorerie prévus ne devraient pas suffire à couvrir les obligations au cours des 12 prochains mois ». Ben Unglesbee pour RetailDive.com.

“Les négociations avec les prêteurs en vue d’une injection de liquidités qui ne répondaient pas aux besoins du détaillant ont suscité l’intérêt de la déclaration.”

Sears Canada se sépare d’un parent américain et se lance dans un «plan de réinvention» qui montre déjà des signes de succès

Malgré tout cela, Sears ne va pas se battre sans combat, du moins pas au Canada. Après avoir quitté son parent américain, Sears Canada a déjà commencé à mettre en œuvre son «plan de réinvention» pour relancer les ventes et relancer les choses du point de vue des profits. La société a annoncé il y a quelques jours que pratiquement tous les éléments de son activité sont en train d’être complètement revus. “Sears Canada a reconstruit sa plate-forme technologique frontale et principale, redéfini son positionnement de marque, réorganisé son assortiment de produits et redémarré son expérience client et ses normes de service”, indique l’annonce.

Newswire Canada a également fait part de cette nouvelle approche. «L’assortiment de nouveaux produits se reflète dans deux piliers, The Cut @ Sears, qui offre des étiquettes de créateurs à des prix abordables, et le label Sears, qui offre des styles de qualité supérieure et durables, aussi à des prix quotidiens.

«L’expérience client a été réinventée, à la fois en ligne, grâce à un nouveau site conçu en interne par une nouvelle équipe technologique et en magasin avec un nouveau format appelé Sears 2.0. Sears Canada a également redéfini ses normes de service à la clientèle pour devenir le meilleur de sa catégorie et a lancé un nouveau magasin au centre-ville de Toronto pour présenter sa réinvention à un tout nouveau public », a poursuivi le site.

Ces premiers changements ont déjà porté leurs fruits puisque la société a annoncé une croissance de ces ventes à magasins comparables au cours des deux derniers trimestres. Mais cela suffira-t-il à maintenir l’entreprise à flot à plus long terme? Le temps nous le dira, car la brique et le mortier de détail en général ont du mal à résister à la tempête, non seulement contre les géants de la vente au détail en ligne comme Amazon, mais aussi contre les détaillants physiques agressifs comme Walmart.

Au moins au Canada, la présence de Walmart a suffi à chasser le grand concurrent Target, qui, deux ans seulement après avoir ouvert son premier magasin au Canada, a fini par le fermer, ainsi que les 132 autres qu’il a ouverts dans les années suivantes. La cible ne fait plus affaire au Canada, et les rapports indiquent qu’elle a maintenant des problèmes financiers aux États-Unis qui l’incitent à vendre ses actifs à gauche et à droite.