Le traitement de l’ivresse

Mr. Sheil, qui vient de prendre sa retraite après vingt-cinq années de service en tant que magistrat de police métropolitain, a fait quelques observations intéressantes sur l’ivresse au cours d’une entrevue avec un représentant du Evening Standard le 27 décembre 1904.En ce qui concernait son district, celui de la cour de police de Westminster, il ne pouvait pas dire qu’il avait remarqué une amélioration du tempérament. Les hommes, pensa-t-il, étaient aussi mauvais, et les femmes pires, que lorsqu’il en prit la tête pour la première fois. La tempérance dans le sens de la modération ne servait à rien à l’ivrogne confirmé, parce que c’était impossible pour lui, tandis que pour l’abstinence totale, bien qu’elle durât peut-être un an, elle n’était d’ordinaire qu’une chose du jour. Dans le cas d’une boisson offerte dans un esprit tempéré et amical, il en résulta une nouvelle flambée, et les choses étaient alors aussi mauvaises ou pires qu’avant. M. Sheil, nous croyons, n’a jamais pensé qu’il valait la peine de faire usage des pouvoirs discrétionnaires quant à l’inscription sur liste noire qui lui a été accordée en vertu de la Loi de 1902; et ce fait, joint aux vues qu’il a exprimées, est une justification pour croire qu’il serait du côté de ceux qui soutiennent qu’aucune des lois actuellement en vigueur en matière d’ébriété ne répond vraiment à la situation. (BMJ

1905; i: 32)